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La Haute Cour militaire entame ce jeudi 4 juin, à Kinshasa, le procès de dix personnes poursuivies pour plusieurs infractions graves, dont le complot contre l’État et la trahison. Parmi les prévenus figurent plusieurs hauts gradés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

L’ancien chef d’état-major général des FARDC, le général d’armée Christian Tshiwewe Songesha, compte parmi les principaux accusés. Il comparaîtra aux côtés des généraux John Numbi Banza Ntambo et Maurice Nyembo Kufi, ainsi que des généraux de brigade Chinyabuuma Kamukinde, John Ngoy wa Kabila et John Sangwa Muhemedi.

Trois officiers supérieurs, les colonels Guy Mukombozi Zahinda, Pathy Sangwa Lumbu et Christophe Tshibangu Kenge, sont également cités dans cette affaire, de même que le civil Pascal Nyembo Muyumba. Ce dossier est considéré comme l’un des plus sensibles impliquant des officiers supérieurs de l’armée congolaise au cours des dernières années.

Selon les poursuites engagées par le ministère public, les prévenus sont accusés notamment de complot, de trahison, d’apologie du terrorisme, de diffusion de fausses informations, de violation des consignes militaires, de désertion à l’étranger, de détention illégale d’armes et de munitions de guerre, ainsi que d’incitation de militaires à agir en violation de leurs obligations et de la discipline militaire.

D’après l’extrait de rôle signé le 29 mai par la greffière en chef de la Haute Cour militaire, le colonel Jeanne Françoise Ngalula Mpiana, l’audience est prévue au Nouveau Palais de Justice, situé dans la commune de la Gombe. Cette procédure judiciaire suscite une attention particulière de l’opinion publique en raison du rang des accusés et de la gravité des faits qui leur sont reprochés.

Jean Claude BUHENDWA

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