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Dans son dernier rapport mensuel, le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme révèle que 42 membres de partis politiques sont actuellement en détention en République démocratique du Congo.

Ces arrestations auraient été effectuées par différents services, notamment les structures de renseignement, la justice militaire ainsi que par des individus non identifiés.

Selon ce document, ces personnes sont détenues dans plusieurs lieux de privation de liberté, parmi lesquels la prison militaire de Ndolo à Kinshasa, mais aussi dans des cachots clandestins disséminés dans la capitale et ailleurs. Le rapport souligne des inquiétudes quant aux conditions de détention et au respect des procédures judiciaires.

Le BCNUDH précise également que la majorité des personnes interpellées appartiennent à des partis politiques de l’opposition.

Parmi elles, une vingtaine seraient affiliées à « Ensemble pour la République », le parti de Moïse Katumbi, tandis que quatre autres proviendraient du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, formation liée à Joseph Kabila. Le rapport cite notamment Emmanuel Shadary et Aubin Minaku, détenus respectivement depuis décembre et janvier.

Par ailleurs, le Bureau conjoint rappelle qu’un précédent rapport publié en mars 2026 faisait état d’au moins 500 personnes détenues au sein de structures telles que l’Agence nationale de renseignements (ANR), le Conseil national de cyberdéfense (CNC) et les services de renseignement militaire. L’organe onusien avait alors appelé les autorités congolaises à veiller au respect de la légalité en transférant ces détenus devant les juridictions compétentes.

Jean Claude BUHENDWA

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