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L’initiative lancée le 20 avril par l’Union sacrée de la Nation visant à recueillir des avis pour une éventuelle révision de la Constitution suscite de vives réactions au sein de la classe politique congolaise.

Loin de faire consensus, cette démarche est vivement contestée par plusieurs acteurs de l’opposition et de la société civile, qui y voient une tentative de détourner l’attention des problèmes urgents auxquels le pays est confronté, notamment sur les plans social et sécuritaire.
Des voix critiques se sont rapidement élevées, à l’image de Jean-Claude Katende, figure de la société civile, qui remet en cause la sincérité du processus. Selon lui, la consultation annoncée ne serait qu’une formalité, le contenu de la réforme étant déjà défini par les autorités. Du côté de l’opposition, la plateforme Lamuka adopte un ton encore plus ferme, dénonçant une démarche qu’elle qualifie de provocatrice. Son porte-parole, Prince Epenge, établit même un parallèle entre cette initiative et une forme de remise en cause de l’ordre constitutionnel.

L’opposition insiste par ailleurs sur le fait que les priorités des Congolais ne résident pas dans une modification de la loi fondamentale, mais plutôt dans la résolution des difficultés quotidiennes. Elle met en avant des enjeux majeurs tels que la pauvreté, l’accès aux services de base, la crise humanitaire dans l’Est du pays, ainsi que le chômage et l’insécurité. En toile de fond, Lamuka met en garde contre toute tentative de prolongation du pouvoir au-delà des mandats prévus, estimant qu’un tel projet pourrait accentuer les tensions dans un contexte national déjà fragile.

Fiston Kafupi

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