Le débat sur une éventuelle révision de la Constitution refait surface en République démocratique du Congo, alimentant les tensions entre la majorité au pouvoir et l’opposition. Tandis que le camp présidentiel plaide pour une adaptation du texte aux réalités actuelles, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une initiative aux relents politiques.
Parmi elles, celle de Moïse Katumbi, qui rejette catégoriquement toute modification de la loi fondamentale. Dans une adresse vidéo publiée sur le réseau X, le président du parti Ensemble pour la République appelle les Congolais à la mobilisation pour empêcher tout changement constitutionnel. Il invoque notamment l’article 64, qu’il considère comme un rempart face à toute tentative de dérive.
Pour l’ancien candidat à la présidentielle de 2023, la Constitution du 18 février 2006 n’est pas responsable des difficultés du pays. Il estime que les problèmes de gouvernance, d’infrastructures ou encore de conditions sociales relèvent davantage de la gestion des dirigeants que du texte constitutionnel lui-même.
De son côté, la majorité soutient qu’une révision permettrait de renforcer l’efficacité de l’État. Une position que contestent opposants et mouvements citoyens, qui redoutent une manœuvre visant à prolonger le pouvoir en place au-delà de 2028.
Malaïka Élysée