En marge de la rentrée parlementaire, plusieurs organisations de la société civile interpellent les élus sur la nécessité d’exercer pleinement leur pouvoir de contrôle. Elles appellent députés et sénateurs à rompre avec le clientélisme afin de répondre aux attentes sociales et sécuritaires de la population de la République démocratique du Congo.
Pour ces acteurs, le Parlement doit renforcer son indépendance vis-à-vis de l’exécutif et assurer un suivi rigoureux de l’exécution du budget. Ils plaident également pour l’adoption de lois à fort impact social, dans un contexte marqué par la dégradation des services de base et la persistance de la corruption.
La question sécuritaire demeure une priorité. Gloire Manessa souligne l’ampleur des défis, entre conflits à l’Est et montée du banditisme urbain, notamment à Kinshasa. Sur le plan social, les attentes portent sur la lutte contre la vie chère et l’accès à l’emploi.
De son côté, Jonas Tshiombela dénonce un contrôle parlementaire jugé insuffisant. Il rappelle que les élus doivent « contrôler, questionner et sanctionner » l’action du gouvernement.
Boniface Malimingi