Le diplomate américain James Swan a officiellement pris ses fonctions en République démocratique du Congo en tant que Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef de la MONUSCO, dans un contexte sécuritaire et humanitaire particulièrement préoccupant. Arrivé à Kinshasa, il succède à Bintou Keita alors que l’Est du pays reste en proie à des violences persistantes, marquées par des affrontements armés et des déplacements massifs de populations civiles.
Lors de sa première prise de parole devant la presse ce mardi 7 avril, James Swan a adressé un message de solidarité au peuple congolais, soulignant que les civils continuent de payer le plus lourd tribut de la crise. Il a affirmé que sa priorité sera la mise en œuvre du mandat de la MONUSCO, centré sur la protection des populations, l’appui aux efforts de désescalade et la création de conditions favorables à une paix durable. Il a également insisté sur l’engagement des Nations unies à accompagner la RDC dans le respect strict de sa souveraineté.
Le nouveau chef de mission a par ailleurs rappelé qu’aucune solution exclusivement militaire ne pourra mettre fin à la crise dans l’Est, plaidant pour le dialogue, l’implication régionale et le respect des engagements existants. Arrivé avec « humilité et détermination », il a mis en avant la nécessité d’une collaboration étroite avec les autorités congolaises et les communautés locales. Son mandat s’inscrit dans le cadre de la résolution 2808 du Conseil de sécurité, adoptée en décembre 2025, qui prolonge et ajuste les priorités de la mission onusienne face à l’évolution de la situation sur le terrain.
Jean Claude BUHENDWA