Clap de fin à Kinshasa pour la délégation de parlementaires européens. Arrivés mardi soir, les 11 députés ont quitté la capitale congolaise ce vendredi, après une visite axée sur la crise sécuritaire qui frappe la République Démocratique du Congo.
Objectif affiché : témoigner du soutien du Parlement européen au peuple congolais. Mais au-delà des déclarations, la délégation a surtout rencontré les acteurs clés de la crise, notamment dans l’Est du pays, où le groupe armé M23 sème la terreur.
Du président Tshisekedi aux représentants des Églises, en passant par l’opposition, le message est clair : l’heure est à l’unité pour construire la paix.
Face à la catastrophe humanitaire, les parlementaires tirent la sonnette d’alarme. Ils réclament un couloir sécurisé et un pont aérien vers Goma pour acheminer l’aide d’urgence.
Hilde Vautmans, cheffe de la délégation : à déclaré « Nous condamnons fortement et sans réserve les actes violents du M23 soutenus par le Rwanda et nous dénonçons leurs tentatives persistantes de déstabilisation de la RDC. Le Rwanda doit se positionner d’urgence dans ce conflit et répondre à l’appel à cesser tout soutien aux acteurs déstabilisateur dans la région. »
Accusations claires : pour les parlementaires, le Rwanda porte une lourde responsabilité dans la déstabilisation de la RDC. Ils demandent la suspension du protocole d’accord entre l’Union européenne et le Rwanda.
Une certitude : pour mesurer l’ampleur de la crise, il faut aller sur le terrain. Une mission dans l’Est du pays est envisagée pour cet automne.
En attendant, les parlementaires promettent de porter la voix de la RDC à Strasbourg, avec une nouvelle résolution au Parlement européen