Près d’un an après l’occupation de Goma et de Bukavu par la rébellion AFC/M23, soutenue par le Rwanda, la crise sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo s’est invitée au cœur d’un débat de haut niveau au Parlement européen, le 10 février à Strasbourg.
À l’initiative de l’eurodéputée Hilde Vautmans, la délégation congolaise du Benelux, conduite par la Dre Audrey Mundine du Front Uni, a mené un plaidoyer soutenu auprès de plusieurs élus européens. Objectif : pousser l’Union européenne à traduire ses déclarations en actions concrètes face aux violences, aux déplacements massifs et aux violations graves des droits humains.
Quatre priorités ont été mises en avant : la protection effective des civils, l’accès humanitaire sans entrave, la lutte contre l’impunité et la traçabilité des chaînes d’approvisionnement pour assécher l’économie de guerre.
Lors des débats, plusieurs eurodéputés ont insisté sur la nécessité d’une réponse cohérente et ferme. Présente à Strasbourg, la commissaire européenne Hadja Lahbib a annoncé une mission prochaine dans la région, soulignant que l’aide humanitaire ne saurait remplacer une solution politique durable.
David Bitwayiki